Accessibilité et mobilité

La situation de départ

Circuler aujourd'hui sur le territoire est structurellement difficile, que ce soit par la route ou par les transports en commun.

Un réseau viaire inadapté, à la limite de la saturation

Les réseaux de voirie régional et local sont l'un et l'autre insuffisants, notamment sur les liaisons est-ouest, et ils sont mal articulés. Les congestions sont fréquentes et se propagent d'un réseau à l'autre. Résultat : le réseau magistral atteint ses limites de capacité, tout particulièrement dans la traversée du pôle Orly Rungis, et sur la RN6 au franchissement du verrou de Villeneuve-Saint-Georges. Cette situation est d'autant plus préoccupante que la Grande opération d'urbanisme va fortement accroître la pression sur le réseau.


Le bus est le seul transport collectif disponible pour 51 % des emplois du territoire

La même analyse vaut pour les transports en commun. Seul 20 % du territoire est desservi par le RER, et encore les conditions d’offre sont-elles assez médiocres. L'accessibilité régionale est donc faible en regard de la densité du secteur.
Les transports en commun locaux souffrent des carences du réseau de voiries : l'offre est relativement peu dense, les liaisons ouest-est sont difficiles à exploiter et peu de lignes disposent d’un site propre. Ils sont pourtant essentiels à la desserte du territoire, car le bus est le seul transport collectif disponible pour 51 % des emplois du territoire. La ligne 183, qui transporte 17 millions de passagers en site propre sur la RD 5 (ex RN 305), est saturée. Seule exception notable, le Trans Val-de-Marne (TVM), qui relie la gare RER A de Saint-Maur-des-Fossés à la gare RER B de la Croix de Berny via la nationale 186.
Enfin, la mauvaise articulation entre les réseaux régionaux et locaux peut être très dommageable. Certaines gares, comme celle de Villeneuve-Saint-Georges, sont bien desservies par le transport ferré régional, mais le relais local par les bus y est très mal assuré, car très peu praticable.